Votre site web accessible aux publics handicapés
Accessibilité, interopérabilité, sécurité :
Offrez ce qu'il y a de mieux à votre site !
Augmentez vos marges en diminuant le CPV (Coût par visiteur)... Et décuplez du même coup votre potentiel clients par son accessibilité accrue !
Après l'Angleterre fin 2006, c'est l'Espagne qui vient de se doter début 2008 d'un dispositif législatif obligeant les entreprises de plus de 100 salariés et réalisant un chiffre d'affaire supérieur à 6 millions d'euros à rendre conformes leurs sites internet aux normes internationales d'accessibilité. Dans ces deux pays, la législation obligeait depuis longtemps les structures institutionnelles et administratives (ou plus globalement toutes celles fonctionnant sur fonds publics) à proposer des contenu web accessibles. Un texte de loi équivalent est à l'étude en Allemagne.
Aux États-unis, suite aux procès intentés contre AmericaOnline, Southwest Airlines et maintenant Target.com pour "refus de vente" par des utilisateurs ou groupement d'utilisateurs se jugeant discriminés en raison de handicaps divers, la plupart des très grosses entreprises ont initié une démarche d'accessibilisation de leurs sites, outils et contenus numériques.
Au Canada, la "Loi sur la gestion des finances publiques" oblige depuis 2000 tout site relevant des finances publiques à proposer un niveau d'accessibilité WAI-A minimal.
Et en France ?
Le 11 février 2005 un texte de loi "pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" a été voté par le Parlement obligeant les administrations et collectivités à proposer des contenus web dématérialisés accessibles aux administrés et utilisateurs, dans le cadre de l'accessibilité générale des personnes handicapées aux services de l'État. Cette loi qui prévoit que "les services de communication publique en ligne des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées", votée depuis plus de trois ans, n'a toujours pas vu son décret d'application signé. Des considérations politiques et économiques, probablement plus puissantes que la mission de service public censée garantir l'égalité de tous les citoyens.
Qu'est-ce que l'accessibilité des services en ligne ?
C'est la possibilité offerte à toute personne de pouvoir accéder, prendre connaissance et utiliser des contenus numériques présentés sous forme de sites internet, quels que soient ses handicaps invalidant. Elle répond à la définition de l'Internet donnée par Tim Berners-Lee, directeur du W3C (World Wide Web Consortium) et l'un des inventeurs du web :
"Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. L'accès à l'information et à la communication est un droit universel. Le web est devenu un média majeur, et il se doit d'être accessible à tous sans discrimination. Concevoir dans le cadre du "design for all" ("conception pour tous"), c'est anticiper sur les usages, répondre à une logique de développement durable et surtout, utiliser la technologie dans le respect des individualités".
Pourquoi l'accessibilité ?
- Pour placer tous les citoyens sur un strict pied d'égalité vis-à-vis de l'information numérique.
- Pour faciliter l'intégration sociale des personnes handicapées à la vie de la commune.
- Pour simplifier les relations de tous avec l'administration.
- Pour affirmer une même qualité d'écoute et de service auprès de tous, quels que soient leurs handicaps, choix technologiques ou modes de vie.
- Pour optimiser le travail de chacun en interne, qui se trouve ainsi pleinement valorisé.
- Ou tout simplement pour... respecter la loi !
Un contenu internet accessible garantit qu'il est consultable et donc utilisable par n'importe qui, quels que soit sa situation, son handicap (visuel, auditif, moteur...) et le matériel utilisé (ordinateur, navigateur Internet, logiciels spécialisés, tablettes braille, logiciels à synthèse vocale, etc.) pour y accéder : le respect des critères techniques d'accessibilité ne bénéficie pas qu'aux publics handicapés, ils recoupent pour une large part ceux, plus généraux, de la qualité des services en ligne.
Or de nombreuses personnes, aujourd'hui, ne peuvent pas accéder aux informations et données diffusées sur les sites de services publics parce que ceux-ci ne prennent pas en compte les critères liés à l'accessibilité.
Quelques exemples :
1. Prenons le cas de mr. A., lourdement handicapé, qui ne peut se déplacer qu'en matériel roulant motorisé ; son autonomie des membres supérieurs est restreinte et il éprouve de grandes difficultés à se servir de ses mains avec dextérité. Se rendre jusqu'à la mairie est une épreuve. Il se connecte donc au site de sa commune et découvre que pour naviguer jusqu'à l'information qu'il recherche il doit déplacer sa souris d'à peine quelques millimètres pour pouvoir cliquer entre les différents articles du menu de navigation. Une telle précision lui est impossible.
2. Mme B.,est non-voyante : pour visiter les sites web elle utilise un appareil à synthèse vocale. A peine a-t-elle tapé votre adresse internet qu'un flot ininterrompu d'informations incompréhensibles (en fait la lecture de lignes de codes html sans intérêt pour elle) envahit la pièce. Après de longues minutes, ayant enfin entendu défiler le menu général, elle décide de valider un choix proposé pour accéder à la page suivante. Aussitôt le même flot d'informations inutiles se déverse.... et ceci jusqu'à la fin de sa session.
3. Mr C. est daltonien, comme près de 7% de la population masculine. En navigant sur votre site il ne comprend pas comment accéder à l'information qu'il cherche, simplement parce que les deux couleurs censées représenter deux rubriques différentes du site se confondent... Si il trouve cette information, c'est par hasard ou à force de tâtonnements.
Ces quelques exemples montrent comment d'une certaine façon internet a créé de la "fracture numérique"au lieu de la réduire. Pourquoi ? Simplement parce que les critères citoyens d'accessibilité n'ont pas été intégrés dès la conception et lors de la réalisation de votre site.
Que dit la loi ?
Loi 11 février 2005 n°2005-102 Article 47
"Les services de communication publique en ligne des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées.
L'accessibilité des services de communication publique en ligne concerne l'accès à tout type d'information sous forme numérique quels que soient le moyen d'accès, les contenus et le mode de consultation. Les recommandations internationales pour l'accessibilité de l'internet doivent être appliquées pour les services de communication publique en ligne.
Un décret en Conseil d'Etat fixe les règles relatives à l'accessibilité et précise, par référence aux recommandations établies par l'Agence pour le développement de l'administration électronique, la nature des adaptations à mettre en oeuvre ainsi que les délais de mise en conformité des sites existants, qui ne peuvent excéder trois ans, et les sanctions imposées en cas de non-respect de cette mise en accessibilité. Le décret énonce en outre les modalités de formation des personnels intervenant sur les services de communication publique en ligne."
Pour qui est-elle faite ?
Les handicaps empêchant la consultation "normale" d'un site internet ne concernent pas qu'une infime partie de la population française.
En 2001 l'Inserm a mené une enquête dite HID (Handicaps Incapacités Dépendance) dont voici quelques résultats exprimés en % de population :
- 13.4 % souffrent de déficiences motrices
- 11.4 % souffrent de déficiences sensorielles
- 9.8 % souffrent de déficiences organiques
- 6.6 % souffrent de déficiences intellectuelles ou mentales
- 7 % sont titulaires d'un taux d'incapacité
- 12 % déclarent recourir à une aide technique dans la vie de tous les jours
Et les entreprises ?
Comme en Angleterre, en Espagne ou aux États-unis la jurisprudence sur ce qui est assimilable à un "refus de vente" peut être immédiatement transposable en droit français concernant internet :
Article L. 122-1 : "Il est interdit de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation d'un service, sauf motif légitime".
Article L. 225-2 : "La discrimination définie à l'article L. 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende lorsqu'elle consiste [...] à refuser la fourniture d'un bien ou d'un service".
Or le handicap n'est pas un "motif légitime" mais au contraire un "facteur discriminant" aggravant.
La pression législative européenne à tendance "harmonisatrice" rend la démarche d'accessibilisation inéluctable à terme. Vous pouvez attendre et être contraint de le faire dans des délais que vous ne maîtriserez pas, ou alors anticiper la question et vous en préoccuper dès aujourd'hui.
Pourquoi passer à l'accessibilité ?
Vous êtres une collectivité ou une institution ? Parce que la loi vous y oblige et que vous le devez aux citoyens - administrés - utilisateurs...
Vous êtres une entreprise ? Simplement pour accroître votre potentiel clients et diminuer le CPV... N'est-ce pas une raison suffisante à elle seule ?
Nous vous invitons à consulter les pages du blog qui traitent de ces questions d'accessibilité, ou encore le site accessimairies.net dédié aux collectivités locales présentant l'offre que nous avons développée en partenariat avec 11h59.com.
Un CPV (coût par visiteur) rationnel
Un des grands principes du marketing publicitaire est d'établir un CPC (coût par contact) le plus bas possible, partant du principe qu'il est préférable d'investir 1000 euros pour toucher 100 personnes (CPC=10) que d'en dépenser 500 pour n'en toucher que 10 (CPC=50). Le web n'obéit pas à d'autres règles : un site excluant (par ses choix technologiques, par ses failles de conception, par sa non-maîtrise des process, etc.) 5% de ses visiteurs potentiels présente un CPV moins bon qu'un site accessible. En augmentant votre potentiel visiteurs, vous diminuez votre CPV (coût par visiteur) de façon rationnelle.
Quelle différence avec l'interopérabilité ?
L'interopérabilité est la capacité qu'à un contenu web à être utilisable - et donc à être accessible, bien entendu - sur différents outils de consultation (appelés UA, user agents). Se distingue de l'accessibilité en ce que ce sont les machines (PDA, tél. mobiles, etc.) plus que les hommes qui sont concernées, mais de l'accessibilité sans interopérabilité n'est plus de l'accessibilité et réciproquement. Pour les nuances et constructions théoriques qui entourent ces concepts, consultez les pages du blog.
Nos prestations
Nous nous engageons :
- à développer votre projet web dans le cadre général des normes et recommandations nationales et internationales (W3C-WAI, UWEM, RGAA, etc. - consultez le Lexique du Blog)
- à garantir l'accessibilité et l'interopérabilitédes documents que nous livrons (niveau A, AA ou AAA à définir, validité conforme W3C)
- à vous assister dans la maintenance de cette accessibilité par des outils d'assistance et des formations adaptées
Phases de tests
Avant mise en ligne, tous les sites ou chartes web sont testés sur :
Win 98 : IE5 | NS6 | NS7 | OP6 |
Win XP SP2/Vista : IE6 | IE7 | IE8 beta | FF3 | NS8 | OP9 | SAF2 | CHROME |
Mac OSX : SAF2 | OP10 | FF2 | NS7 | MOZ |
JAWS (synthèse vocale) | OP mini (mobiles) | Lynx (textuel 80 col.)
et sous affichages allant du 320x240px (écrans mobiles) à la vidéoprojection DLP en 3x4 m
(CSS spécifique sur demande, sinon screen) en passant par le 800x600,
1024x768, 1440x900, etc., ainsi que leur degré d'utilisabilité
technique : navigation au clavier, affichage selon différentes
variantes de daltonisme (7% de la population masculine, soit donc 3,5% des internautes
visitant votre site), niveaux de dégradation d'agrandissement polices
tolérable, consultations images désactivées, scripts désactivés,
couches couleurs désactivées, etc.
En savoir plus...
Consultez également les pages "Audit et Expertise", "Pour un web non-discriminant" et "Devis et appels d'offre".
N'attendez pas qu'un texte de loi vienne vous contraindre avec tous les coûts que cela engendre... Prenez les devants !
