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18 mai 2009

De nombreux lecteurs de ce blog se plaignent de la technicité du langage, de la complexité des concepts et de la difficulté à comprendre parfois comment relier les démarches VDN à leurs propres interrogations concernant leurs projets web. Cette page va tenter, graphiques à l'appui, d'exposer les enjeux dans lesquels nous inscrivons notre démarche à la fois de production et à la fois de R&D.
Lors d'un récent salon à San Francisco (mars 2009), Tim o'Reilly, l'inventeur du concept de web 2.0, a qualifié le futur web à venir de "the Next Big Thing", le "prochain gros truc". On ne pouvait trouver mieux. Ce "prochain gros truc" qui se prépare devra faire fusionner les 4 grandes tendances de l'Internet actuel : celui que vous connaissez (des sites à consulter), celui que peut-être vous pratiquez déjà, le web 2.0 (des applications interactives type Youtube, Facebook ou Twitter), celui dont on parle beaucoup, le "web mobile" (iPhone et autres), et enfin celui qui monte en puissance, le "web immersif" ou "web 3D".
Ce dernier sera celui qui subira les plus radicales transformations ces quelques années à venir. Tel qu'on le connaît aujourd'hui il se présente sous la forme d'univers virtuels persistants (SecondLife, OpenSim, Solipsis, ...) dans lesquels les internautes, représentés par des avatars, se promènent dans des objets numériques et interagissent aussi bien avec eux qu'avec les autres participants présents au même moment au même endroit.
Passons maintenant aux inconvénients de chacun de ces "webs".
Celui que vous connaissez (sites ou blogs) a celui de faire de vous un simple utilisateur désespérément tout seul devant son écran. Les possibilités d'interaction sont réduites (poster un commentaire), les possibilités d'échanges entre internautes sont indirectes (forums, chats), les possibilités de visualiser des objets sont pauvres (photos 2D à plat).
Le web 2.0 est plus riche en possibilités d'interfaces, de dialogues et d'échanges mais à l'inconvénient de rester lui aussi tristement plat. Il a en outre celui d'être, pour des raisons technologiques (langages utilisés), très peu accessible et d'accroître vertigineusement la fracture numérique en discriminant un potentiel non-négligeable d'internautes, notamment handicapés.
Le "web mobile" nécessite dans certains cas de développer des sites parallèles, avec les coûts que cela entraîne et les risques d'erreurs qui vont avec.
Le "monde virtuel" a quant à lui l'inconvénient d'être encore très marginal, et également celui de ne pas proposer de "passerelles" simples vers les deux autres web.
Tout l'enjeu du "prochain gros truc" sera donc de faire fusionner ces différents webs pour réduire leurs inconvénients et additionner leurs avantages respectifs : demain vous naviguerez dans des "environnements numériques" seul ou en compagnie, pourrez échanger entre vous, partager des expériences, découvrir des objets, en créer, passer d'un "site/espace" à un autre, etc. que ce soit sur un ordinateur, un téléphone ou tout autre appareil capable de se connecter à internet. C'est ce qu'on appelle le "web immersif" : vous êtes immergés dans le monde numérique et en devenez acteur, au lieu d'en être un simple spectateur-utilisateur.
Cette "fusion des webs" a d'importantes conséquences. L'une d'entre elles vous concerne directement : la création et la gestion/maintenance des contenus numériques.
Tant que vous n'aviez qu'un simple site ou blog à gérer ce n'était trop compliqué, vous utilisiez votre outil CMS en backoffice pour rajouter des articles, des photos, éditer des textes, etc. Avec l'émergence actuelle des mobiles et celle à venir des "univers immersifs", tout se complique. Concevoir, gérer et maintenir votre site + votre blog + votre site pour iPhone + votre territoire virtuel + votre page Facebook + etc. nécessitera beaucoup plus de temps, beaucoup plus d'énergie, beaucoup plus d'investissements. Sans parler des coûts liés aux risques d'erreur (par exemple une boutique en ligne qui afficherait des prix différents sur le web , sur le mobile ou dans la boutique virtuelle 3D... imaginez les problèmes que cela peut créer, commerciaux ou juridiques).
L'idéal serait donc qu'il existe une solution commune permettant à la fois de consulter et de produire des contenus uniques : on n'est plus alors dans un contexte de "site web" ou de "site mobile" ou de "monde virtuel", mais dans un "contenu numérique global" qu'on produit ou qu'on consulte à partir de n'importe quel "web" : que ce soit depuis votre ordinateur, depuis votre mobile ou depuis un univers virtuel vous pouvez aussi bien consulter un site, un blog, une boutique virtuelle ou vous abonner à des services 2.0 que produire et gérer ces contenus. De la même façon vos visiteurs choisiront de consulter votre site, votre blog ou votre boutique de la façon qui leur conviendra le mieux : ordinateur, iPhone ou SecondLife.
Vous voyez immédiatement l'intérêt de cet "outil magique" : on ne produit plus qu'un seul "contenu numérique global". En terme de rentabilité, d'économie d'énergie et de temps, de sécurité et de retour sur investissement c'est l'idéal.
L'inconvénient de cet outil magique (une solution unique multi-webs) est qu'il n'existe pas.
La démarche globale dans laquelle nous sommes inscrit depuis 2 ans consiste à vous fournir des outils capables, en s'additionnant comme des briques, de préfigurer cet outil global qui fait défaut. Démarche ambitieuse - peut-être démesurée même - mais qui porte déjà ses fruits : 2 récompenses internationales prestigieuses, des dossiers qui avancent et des applications pratiques déjà utilisées par nos clients.
Ces briques (le VDN WebViever, le SMSViewer, le CMSbot, ...) ont été regroupées sous l'appelation générique "WebCafé". Prises individuellement elles ne présentent pas une lecture claire de la démarche globale qui les porte. Cette page est destinée à les replacer dans leur contexte de projet et de développement.
Note : pour des raisons de simplification, le web "classique" et le web 2.0 ont été regroupés en une seule entité. La distinction entre les deux, clairement repérable jusqu'à ces dernières années, tend à disparaître et à les fondre en un seul web.
Graphique 1 : Au débuts du web il y a 20 ans celui-ci était essentiellement destiné à consulter des contenus (sites). Puis sont arrivés les blogs, les services 2.0, etc. L'ensemble de ces "contenus à consulter" par l'internaute (MU = Me as User/Moi comme Utilisateur) est accessible à l'aide de "navigateurs" (Internet Explorer, Firefox, Opera, Safari, etc.) ou d'outils spécifiques pour personnes à handicaps (lecteurs d'écrans, plage braille, synthèses vocales, etc.).
Graphique 2 : L'émergence de téléphones de nouvelle génération (2G puis 3G / UMTS-GPRS) ou de PDA communiquants avec accès à Internet permet d'atteindre d'autres types de contenus numériques (services en ligne destinés aux téléphones) et d'utiliser d'autres types d'outils spécifiques (SMS, MMS, visioconférences, etc.).
Graphique 3 : Les univers virtuels (serious games immersifs) possèdent eux aussi leurs langages informatiques, contenus et outils particuliers. L'immersivité est totale mais la mise en relation avec des contenus web ou mobiles assez laborieuse.
Graphique 4 : Donc aujourd'hui en 2009 on en est là : des "webs" (des contenus, des services et des outils numériques) coexistent sans permettre toutefois de créer des passerelles entre chacun d'eux : ce sont bien trois galaxies évoluant séparément qui s'entrecroisent sans se voir dans cet univers numérique qu'est l'Internet.
Graphique 5 : ... et donc à terme le but à atteindre est d'unifier ces contenus, services et outils de manière à passer de l'un à l'autre le plus simplement possible : un C&S (contenu unique+services) est accessible indifféremment depuis un ordinateur, un mobile ou un univers virtuel.
Graphique 6 : Passons maintenant à la production de ces contenus : le graphique montre comment à partir d'un navigateur vous êtes à même à la fois de produire vos sites/blogs (solution CMS : système de gestion de contenus en backoffice en encadré) et de consulter ces mêmes contenus.
Graphique 7 : Idem pour le mobile : vous écrivez des SMS, tournez des vidéos, prenez des photos (il y a donc bien production de contenus : MP, Me as Producer/Moi comme Producteur) que vous pouvez envoyer simplement à un autre mobile ; publier ces contenus sur le web "classique" nécessite en revanche de passer par l'étape précédente : un CMS sur navigateur/ordinateur. Ça n'est pas très pratique.
Graphique 8 : Et encore idem pour les univers virtuels : vous créez des implantations avec des objets ou des panneaux de textes, mais ces objets ou ces textes ne sont pas accessibles depuis un navigateur ou un téléphone. C'est dommage car c'est beaucoup d'énergie investie en temps et en argent.
Graphique 9 : L'idéal serait de pouvoir là encore produire un contenu unique depuis votre navigateur, votre mobile ou votre île SecondLife, sans avoir à dupliquer ces contenus pour les rendre consultables sur d'autres outils, avec tous les risques et coûts (humains, techniques, économiques) que cela implique.
Graphique 10 : Ce graphique présente la convergence idéale entre tous les contenus, qu'ils soient produits par un CMS, un mobile ou un metavers (univers virtuel) d'un point de vue utilisateur (MU). D'où que je sois je peux accéder à tous les types de contenus. Il est à comparer avec le graphique 4 (reproduit ci-dessous) où l'absence actuelle de passerelles rend impossible toute convergence d'un outil à l'autre.
Graphique 4bis : reprise pour comparaison.
Graphique 11 : WebWiever (primé par Intaverse en janvier et présenté à Imagina en février 2009) permet la consultation des sites web dans les univers virtuels ; il se présente comme un vrai navigateur avec toutes les fonctions nécessaires : scroll de défilement, zoom sur la page, historique de navigation, enregistrement de favoris, etc. Vous pourrez le découvrir sur les pages "WebCafé" de notre rubrique "Second Life"
SMSviewer (premier prix Innovation Orange en novembre 2008, présenté à Cape Canaveral en Floride en décembre 2008) permet d'échanger des SMS (écriture et lecture) depuis le web, un mobile ou un metavers.
Ce sont là deux passerelles innovantes signées VDN aujourd'hui disponibles et utilisées par nos clients.
Graphique 12 : Le projet WebCafé comprend non seulement des outils de consultation (WebViewer) mais également des outils d'édition. Pour le mobile, comme nous venons de le voir, le SMSviewer permet d'écrire des SMS. Mais pour alimenter un site ou un blog c'est insuffisant. C'est pourquoi nous sommes en train de développer un outil CMS permettant d'alimenter en contenus le C&S (contenus et services web) à partir de n'importe quel outil.
Graphique 13 : Mais plutôt que développer 3 outils CMS différents, il nous a semblé plus intéressant de ne développer qu'un seul outil qui soit capable de créer du contenu de n'importe où. Cet "outil fantôme" est matérialisé par la petite boule multicolore ; utilisable depuis un navigateur, un mobile ou un metavers il permet de générer le fameux "contenu unique" auquel accéder de partout.
Graphique 14 : Cet outil a un nom : CMSbot. Il est encore en cours de développement (voir la page du site qui lui est consacrée) et s'appuie sur une version particulière du langage informatique XML, appelée AIML (Artificial Intelligence Markup Langage). Il s'agit d'un langage d'intelligence artificielle capable de comprendre vos demandes et d'éxecuter les tâches que vous lui demanderez : créer un nouvel article, changer une photo, rajouter une news, supprimer une rubrique, modifier un lien, autoriser un nouveau contributeur, etc.
Sous sa forme "navigateur" il se présentera comme un outil d'interface web 2.0, sous sa forme "mobile" comme un simple outil de messagerie, et sous sa forme "metavers" comme un avatar, véritable webmaster virtuel à qui vous demanderez de réaliser pour vous la gestion complète de votre site ou de votre blog.
Graphique 15 : Mais CMSbot n'est pas qu'un CMS... c'est également, développé sous une autre forme, un puissant outil 2.0 d'échanges en direct (chat) utilisable depuis un navigateur, un mobile ou un monde virtuel ! C'est par WideChat que vous maintiendrez connectés tous vos réseaux sociaux de relations (amis, clients, participants) où qu'ils soient, dans un train, sur le web ou dans un monde 3D.
Graphique 16 : L'API (Application Programming Interface) WebCafé en version complète se présente donc comme un ensemble d'outils capables de produire et de consulter du "contenu unique" dans le "Next Big Thing" des années à venir. Dire qu'on a "un internet d'avance" doit aussi se démontrer au quotidien !
Graphique 17 : Je suis enseignant-chercheur dans une grande université. Mes cours forment l'essentiel du contenu que je veux distribuer à MU (Me as User/Moi comme Utilisateur), l'ensemble de mes étudiants, ensemble aussi bien réel (en cours) que virtuel (v-learning). WebCafé me permet de proposer ces cours à l'ensemble des supports web possibles, et CMSbot me permet de les actualiser en temps réel.
Graphique 18 : Je suis une enseigne commerciale. J'ai une boutique en ville ou un réseau de revendeurs. WebCafé me permet de coupler ma boutique web en ligne à une boutique virtuelle dans SecondLife où accroître ma clientèle et toucher de nouveaux acheteurs en proposant mes produits à un public plus international que dans le web "classique", trop "national" à mon goût.
Graphique 19 : Je suis une entreprise PMI-PME. WebCafé me permet de mettre en place des outils numériques dynamiques, tant à l'interne (réunions virtuelles, séminaires formation, ...) qu'à l'externe (site web, outil de présentation de nouveaux produits en univers 3D, ...).
Graphique 20 : Je suis un média d'information. Avec WebCafé j'élargis la gamme de mes outils de diffusion, je dote mes journalistes sur le terrain d'outils performants (mise en ligne d'articles + photos + vidéos depuis leurs mobiles), j'informe par SMS un réseau d'abonnés sur des news très ciblées, j'alimente mon flux RSS de n'importe où, et enfin j'anime des rencontres en univers virtuels en proposant une participation WideChat depuis des mobiles ou des navigateurs web classiques. En plus CMSbot est capable de me produire en tâche de fond tous les échanges, qui sont aussitôt consultables sur le blog de mon journal.
Graphique 21 : Je suis une institution culturelle. Que je sois un théâtre, un cinéma ou un festival, WebCafé me permet évidemment de tenir mon site à jour (programmes de saison, événements culturels, ...), mais aussi d'avertir sur mon site ou par SMS les abonnés qu'un spectacle a malheureusement d'être annulé en dernière minute, de permettre également l'achat et la réservation de places, ou encore de retransmettre des événements (concerts, expos, rencontres, projections, ...) en duplex dans un univers virtuel, mais aussi d'autoriser la gélocalisation sur mobiles pour guider mes publics vers ma salle ou vers le parking le plus proche.
Graphique 22 : Je suis une collectivité locale. J'offre grâce à WebCafé et sa prise en compte des contraintes d'accessibilité aux persones handicapées un outil ouvert à tous - conformément à la loi -, et j'ouvre ma commune, mon département ou ma région à l'e-administration à laquelle les administrés ont droit en tant que citoyens égaux devant l'institution.
Prenons le cas d'un photographe : pour
faire découvrir son travail il avait la possibilité hier de l'exposer
en galerie ou de l'imprimer, que ce soit en livre ou dans un journal. Aujourd'hui
il le présente sur son site internet.
L'inconvénient de ces technologies
est qu'il ne sait jamais qui l'a vu et qui en a pensé quoi à chaud.
Avec WebCafé il expose ses images dans un monde virtuel, propose en
parallèle une consultation de son site internet en direct au beau milieu
de l'expo, et rencontre ses visiteurs avec qui il peut dialoguer. C'est dèjà
*demain
Comme vous l'aurez compris, WebCafé est un outil particulièrement simple et puissant capable de répondre à tous vos besoins dans l'internet de demain. Quels que soient ces besoins, soyez sûrs qu'il existe une adaptation de l'API globale immédiatement personnalisable.
Nous vous invitons à consulter les pages du site parlant de ces solutions pour les découvrir plus en profondeur, et ainsi mieux comprendre la démarche dans laquelle nous nous sommes engagés ces dernières années : la création et la gestion/maintenance de contenus numériques universels.
Pierre-Olivier Carles est non seulement une pointure dans son domaine, il était également présent à San Francisco. Personne n'est donc mieux placé que lui pour en parler aussi bien :
Je ne suis pas certain que la façon dont on appelle le Web suivant soit si important que cela. Ce qui est important, c'est que le périmètre ou plutôt les frontières de ce Web disparaissent. Vous accédez à votre écosystème où que vous soyez, au moment où vous le souhaitez et depuis n'importe quel device (et notamment votre téléphone, qui tend à devenir le principal terminal). C'est ce que d'autres ont identifié avec 3A : Anytime, Anything, Anywhere Et plus que cet accès, l'Internet devient multi-forme et s'adapte à vos besoins, parfois même sans que vous ayez à les exprimer.
Tout virtuel qu'il soit, le projet WebCafé n'aurait jamais pu être modelisé sans le recours à la pâte à modeler et aux allumettes.