Des (ré)solutions personnalisées
Voeux et bonnes résolutions pour 2009
20 janvier 2009
Traditionnellement janvier est le mois des voeux et des résolutions. Ne voulant pas déroger à la règle VDN vous présente donc ses meilleurs voeux de bonheur et de réussite pour cette année 2009.
Maintenant passons aux résolutions, ces choses qu'on se promet de faire ou ces promesses qu'on jure de tenir...
Résolution n°1 : finie l'accessibilité
Rien qu'en 2008 nous avons perdu quatre gros (non, pardon... très gros !) appels d'offre au profit de concurrents plus malins que nous. Sur ces quatre projets, trois présentaient un important volet accessibilité inclus à l'appel d'offre. Vu qu'au final aucun des trois projets actuellement en ligne - le quatrième ne sera disponible que d'ici quelques mois - n'atteint le simple début du premier niveau d'accessibilité (A/bronze) nous en avons déduit que vous considérez effectivement l'accessibilité comme un critère de qualité web mais qu'en l'absence de méthodes et d'outils qualifiants vous n'êtes pas toujours en mesure d'évaluer les retours qui vous sont faits. La démarche d'accessibilité, initialement censée rendre possible l'accès et l'utilisation de vos sites à tous les internautes quels que soient leurs problèmes personnels (handicaps, difficultés diverses) ou technologiques, incluant donc une obligation de résultats mesurables (critères Accessiweb, recommandations WAI, méthodologie RGAA, etc.), est donc remplacée par une simple obligation de moyens à laquelle le prestataire retenu s'engagera sans risque : qu'il ait ou pas les compétences requises pour mener cette mission à bien n'engage effectivement que sa propre responsabilité.
Considérant ceci, nous promettons pour 2009 de ne plus vous parler d'accessibilité du web, ni de normes qualitatives, ni d'évaluation de process de production de contenus. Ni de fracture numérique. En encore moins d'enjeux économiques, d'accroissement potentiel de vos publics-cibles ou de retours sur investissement cohérents. Promis.
Résolution n°2 : finis les appels d'offre
Rien qu'en 2008 nous avons perdu quatre très gros (pardon... très très gros !) appels d'offre au profit de concurrents plus forts que nous. Ces quatre projets ont chacun nécessité de très gros investissements en temps, en énergie, en enthousiasme, en foi en ce que nous faisons. Ce sont des journées et des nuits entières. Ce sont des recherches de solutions mûrement réfléchies. Ce sont des mobilisations de compétences et de savoir-faire dans des domaines souvent extrêmement pointus du web. Ce sont des résultats de R&D interne mixant des outils et des technologies complexes : web, téléphonie mobile, SMS, univers virtuels 3D. Ce sont enfin des choix.
Ce sont en fait surtout des choix : ceux de ne pas suivre à la lettre vos appels d'offre et leurs demandes explicites telles que formulées, mais de toujours rechercher derrière ces demandes énoncées quelles sont les réponses et solutions les plus pertinentes, les plus efficaces, les plus fiables, les plus durables, et si possible les plus innovantes. Bref, les plus personnalisées. Parce que nous avons la conviction que notre forte implication dans le "demain" du web (reconnue par quelques prix internationaux glanés çà et là) nous autorise ce rôle de conseil. Mais à une écrasante majorité vous avez préféré les solutions médianes et les réponses attendues. Vous avez voulu être rassurés - l'un d'entre vous nous a même dit préférer les couleurs vives et n'avoir pas du tout aimé le design à dominante grise proposé, ce qui a fortement pesé dans la prise de décision. En terme de stratégie internet globale, c'est une remarque à ne pas prendre à la légère.
Comprenant ceci, nous promettons pour 2009 de ne plus répondre à vos appels d'offre avec nos histoires d'interopérabilité, de nouveaux usages du web et de solutions innovantes. Promis.
Résolution n°3 : finies les solutions personnalisées
Rien qu'en 2008 nous avons perdu quatre très très gros (non, que dis-je... énormes !) appels d'offre au profit de concurrents plus compétents que nous. Ces quatre projets reposaient sur des solutions CMS (systèmes gestion de contenus) assez complexes permettant une gestion de site quasi-intégrale. Contrairement à la majorité de nos confrères qui proposent des solutions CMS disponibles gratuitement sur internet, et contrairement à une minorité de nos confrères qui proposent leurs propres solutions clé en main (le pack complet et compliqué) nous proposons, nous, une solution personnalisée et modulable, constituée de modules à empiler selon vos besoins. Le résultat est que vous avez tous les outils de gestion dont vous avez besoin, et vous n'avez que ça : rien ne manque et rien n'est inutile. Un nouveau besoin demain matin ? On rajoute tout simplement la brique aux autres et vous accédez immédiatement aux nouvelles fonctionnalités. L'intérêt de cette approche du CMS en modules est multiple : vous avez à la fois un outil exactement adapté à vos besoins, un outil évolutif à l'infini, un outil ne nécessitant pas des heures ou des jours de prise en main et un outil d'une souplesse absolue.
En témoignerait N. de la société S. pour qui nous sommes en train de mettre en place un CMS-VDN (normes Atag) qui lui permet de créer et gérer des fiches produits dans des conditions de confort que les CMS qu'il utilise sur ses autres sites (il s'agit d'un groupe régional comprenant 4 entreprises) ne lui ont jamais procuré. Des exemples ?
- à mesure qu'il crée ses pages une vignette de la page en réduction affiche titres, textes, photos en temps réel,
- grâce à notre encodage de données en Wtml (© VDN) l'enrichissement des textes se fait en direct en pleine rédaction sans avoir à sélectionner et cliquer des boutons B ou I, ni à s'initier aux complexités des BB codes genre [b][/b],
- idem pour les liens web dont le contrôle des intitulés 'title' est assuré par défaut par l'outil en l'asence d'instruction spécifique,
- gestion automatique des tableaux créés dans Word ou Excel tout simplement copiés-collés,
- en un seul clic il modifie les offres commerciales sur la page d'accueil en choisissant d'y présenter tel ou tel produit,
- à chaque étape de la production, des alertes, des conseils, des séries de recommandations le guident pour lui garantir un contenu final conforme aux règles de l'accessibilité et normes internationales W3C/WAI,
- à tout moment il peut consulter un tutoriel personnalisé sous forme de diaporama montrant pas à pas comment réaliser telle ou telle tâche, grâce à un autre outil (© VDN) de génération automatique de slideshows genre PowerPoint mais adapté au web,
- etc.
Assumant ceci, nous promettons pour 2009 de ne plus répondre à vos demandes de CMS-gestion de contenus parce que nous avons compris que vous préférez la complexité à la simplicité, la perte de temps à l'efficacité, le casse-tête insoluble au confort immédiat, et que vous retrouver submergés par des tas de fonctionnalités inutilement complexes - alors que la seule vraiment utile et qui correspond exactement à votre besoin fait défaut - ne vous effraie pas. Promis juré.
Résolution n°4 : finie l'interopérabilité
Rien qu'en 2008, ayant eu la faiblesse de croire qu'un site web devait s'adapter à ses visiteurs et non l'inverse, nous avons perdu quatre énormes (enfin, tout est relatif...) appels d'offre au profit de concurrents plus experts que nous.
- lequel d'entre eux sait ce qu'est un media-query, à quoi ça sert et comment l'utiliser ? S'ils le savent, pourquoi alors vos sites s'affichent aussi mal - et pour certains deviennent carrément inutilisables - sur des écrans de mobiles (téléphones, PDA, iPhone, netbooks...) ?
- lequel d'entre eux sait qu'il n'y a pas que les écrans d'ordinateurs et qu'un certain nombre d'utilisateurs, que ce soient des personnes à handicap ou des machines (comme Google par exemple), consultent vos sites autrement que visuellement ? S'ils le savent, pourquoi alors votre site est si peu consulté, si mal référencé - ou alors en payant cher - et qu'à l'écoute on entend défiler des lignes de codes à la place de l'offre promotionnelle sur laquelle toute votre stratégie web est construite ?
- lequel d'entre eux sait que l'émergence des netbooks (eeePC par exemple), c'est-à-dire ces mini-portables de quelques dizaines de centimètres, est annoncée pour 2009 comme allant connaître le plus fort taux de croissance en terme d'équipement informatique pour le web ? S'ils le savent, pourquoi vos sites conçus pour être utilisés sur des écrans larges ne seront plus consultables ? Idem pour les smartphones, iPhones et autres terminaux mobiles ?
- lequel d'entre eux sait que les interfaces riches (RIA) ne se réduisent pas aux effets flashy mais concernent les interopérabilités entre contenus web et commandes SMS, entre mondes 3D immersifs et téléphones mobiles, entre sites internet et boutiques virtuelles ? S'ils le savent, pourquoi alors vos sites ne sont-ils pas préparés à ça ?
Assumant ceci, nous promettons pour 2009 de ne plus vous inquiéter avec ce genre de questionnements si vous ne nous en parlez pas vous-mêmes. Promis.
Résolution n°5 : finie l'innovation
Rien qu'en 2008 nous avons perdu quatre relativement gros (ah là là...) appels d'offre au profit de concurrents plus rusés que nous. Pour l'un d'eux, une boutique en ligne, nous avions proposé un système commercial sous forme de RIA (Rich Internet Application) permettant d'interéchanger des points cadeaux, de commander par téléphone-internet, de faire livrer par simple SMS, etc.
Pour un autre, une institution culturelle strasbourgeoise, nous avions proposé un système de réservation en direct sur un plan de salle permettant de coupler une gestion dynamique des occupations de salles avec une vente directe, au lieu de passer par un revendeur de places incapable de dire lesquelles sont disponibles tel ou tel jour et d'en laisser le choix à l'internaute... Pour ouvrir la culture au monde, nous y avions adjoint des retransmissions en direct de spectacles à la fois sur le web et dans des mondes virtuels pour internationaliser le public, positionner l'institution comme inscrite dans une modernité de l'outil et accroître sa notoriété tout en accroissant la diffusion des spectacles produits.
Pour un autre encore, un regroupement national d'écoles d'ingénieurs, nous avions proposé, pour ne pas doubler inutilement les sites de chacune des écoles du réseau, de concevoir le portail comme un lieu d'échange entre étudiants disséminés dans toute la France et leur proposer des ETN (environnements de travail numérique) collaboratifs. De plus chaque étudiant ou ancien étudiant aurait eu accès à sa propre fiche (genre Facebook si on veut) où présenter ses centres d'intérêt, ses recherches, des vidéos de ses réalisations, etc., le tout créant au final un réseau social destiné à accroître le sentiment d'appartenance à une collectivité et l'intercollaboration entre établissements distants. Le projet prévoyait également la possibilité de concevoir ensemble et toujours à distance des projets communs avec réalisation d'objets/projets en 3D. Le tout à partir d'un portail dynamique à gestion temporelle de type Netvibes, mais accessible et interopérable.
Pour le dernier enfin, une grande entreprise locale de services, nous avions proposé un système complet de gestion de contenus permettant, selon des degrés individualisés de responsabilité et d'autorisation, d'intervenir directement en ligne par un genre de wiki sur le contenu des offres pour être au plus près du terrain. Dans un secteur d'activité fortement concurrentiel - l'immobilier - ce système permettait en temps réel d'adapter l'offre de façon collaborative aux mouvements du marché. Il permettait à tout commercial, y compris depuis le TGV par téléphone 3G, de modifier l'offre proposée sur le web. Le tout avec un historique de traçabilité des modifications apportées.
Constatant ceci, nous promettons pour 2009 de ne plus vous épuiser avec ce genre de gagdgets qui ne servent à rien sinon à tout compliquer. Promis.
Résolution n°6 : pas finies les surprises...
Rien qu'en 2009 (qui n'a pourtant que trois semaines...) nous avons été déjà consultés sur quelques beaux projets :
- Madame R. directrice d'une société de vente de produits, souhaite refaire son site internet. Elle se fixe comme objectif de développer pour 2009 la vente par téléphone. Cherchant un prestataire pour l'accompagner dans ce projet novateur, elle contacte une société quelque part dans le nord de la France - dont j'ai oublié le nom et que je ne connais pas mais que je remercie ici puisque ce sont des lecteurs de ce blog, apparemment - qui lui recommande, puisqu'elle est en Alsace, d'appeler Vol de nuit. Etonnant, non ?
- J. (appelons-le de son nom d'avatar), expert-comptable dans l'ouest de la France, a le projet de créer sur Second Life un espace collaboratif et d'informations pour les personnes désireuses de créer leur entreprise. Le projet consiste à créer des circuits dans cet univers 3D passant d'étapes en étapes, agrémentées de panneaux d'infos, d'affichage dynamique de contenus web, etc. Il fait des recherches sur internet (on n'est pas très nombreux au monde à avoir développé des interfaces riches web/mondes virtuels) et finit par s'intéresser à des solutions d' 'immersive workshops'. Puis finit dans la foulée par dénicher le WebCafé (voir les pages consacrées à ce projet dans la rubrique Second Life) en cours de développement sur Innovatia Park et qui correspond exactement à son besoin. Nous avons fait connaissance, je lui ai fait une démo des fonctionnalités et virtualités de l'outil (affichage web, interface de chat, outil wiki, gestion SMS/mail, diffusion vidéos en direct, etc.) et voilà.
- pour un autre encore, toujours dans SL, le projet est de monter un espace de rencontres professionnelles, formations, conférences, présentations de produits par les fabricants, etc. dans le domaine du soin dentaire. Avec à la clé là encore tout un jeu d'interface riches faisant intervenir des convergences de contenus entre sites internet et événements 3D.
Ravi de tout ceci, nous leur promettons pour 2009 de trouver la solution la mieux adaptée à leur demande et de les accompagner tout au long de sa réalisation. Promis.
Après toutes ces bonnes (ré)solutions, bonne année 2009 à tou(te)s ;-)

