Abréviations, acronymes, sigles, termes techniques...
Lexique technique et définitions
Le monde technologique ou normatif est souvent une jungle de termes barbares ou ultra-techniques destinés à un public spécialisé ou professionnel ; Internet n'échappe pas à la règle, et il est parfois bien difficile de s'y retrouver dans cette jungle pour qui n'en connaît pas toutes les arcanes. Ce petit lexique a pour ambition d'exposer le plus clairement possible qui est qui, qui fait quoi, et ce que signifient les quelques termes bizarres utilisés dans les articles de ce blog. La plupart des termes étant dépendants les uns des autres (on a besoin de l'un pour expliquer l'autre), n'hésitez pas à passer de l'un à l'autre pour essayer d'y voir plus clair. Consultez également les liens proposés...
Accessibilité
Capacité qu'à un site web à délivrer des contenus utilisables par tout internaute, quels que soient ses choix technologiques (matériels, outils de consultation) ou contraintes (handicaps physiques ou autres). L'accessibilité relève de la qualité générale des services en ligne. Elle n'est pas réservée à des publics particuliers.
Extrait Wikipedia :
L'accessibilité des contenus reste cependant, aux points de vue normatif et opérationnel, un aspect spécifique de cette ambition, et ne se confond pas davantage avec la notion de qualité Web dont elle est également une composante. En fonction des solutions techniques et de l'état de l'art, des arbitrages peuvent être nécessaires entre optimisation de l'accessibilité et d'autres aspects qualitatifs tels que les contenus eux-mêmes, l'innovation, le référencement, l'ergonomie, l'interopérabilité ou la robustesse, lorsqu'ils s'avèrent au moins temporairement contradictoires dans un contexte de production donné. [page Wikipedia]
Accessiweb
Organisme français indépendant dispensant des formations à l'accessibilité des contenus web et proposant un label d'accessibilité après audit à tout site qui en fait la demande. Accessiweb est également auteur du Référentiel d'accessibilité en 92 points de contrôle gradués de Bronze à Or. Cette gradation Bronze-Argent-Or correspond globalement à la gradation internationale A, AA et AAA du WAI-Wcag.
Ajax
Asynchrone Javascript and XML : ensemble de technologies langagières issues de Javascript et de XML permettant de modifier le contenu d'une page sans avoir à la recharger complètement. Technologie phare du web 2.0, Ajax présente de gros avantages en souplesse, en rapidité, en réactivité, en expérience utilisateur (Wiki en est l'exemple parfait) mais aussi de gros inconvénients lourds à contrer : historique de navigation modifié (impossible d'utiliser le bouton retour du navigateur pour revenir à l'interface-contenus précédente), inutilisable sur UA sans Javascript (certains ordis, certains téléphones), délais de latence entre une commande (un click) et la réalisation de son effet, dépendant de la charge serveur/réseau, pouvant provoquer des aberrations d'utilisation, une certaine volatilité des contenus affichés qui n'accroît pas leur accessibilité, etc... Indispensable, mais à utiliser avec modération et discernement.
Contenus web
L'ensemble des éléments présents sur une page web : textes, objets multimédias, menus, formulaires, etc.
Convergence des contenus
Capacité qu'à un contenu numérique à être utilisable au plus large : dans le cadre du web, mais aussi dans d'autres univers technologiques tels les métavers 3D par exemple. De notre point de vue l'un des enjeux majeurs des années à venir.
Extrait Wikipedia :
Ce processus se manifeste donc par une perméabilité des parois, voire une disparition des parois étanches qui existaient entre des techniques ou des disciplines, des secteurs d¹activité autrefois étrangers les uns aux autres. [page Wikipedia]
CSS
Cascading Style Sheet - Feuille de style en cascade. CSS a deux sens complémentaires : c'est d'abord un langage informatique en charge de gérer l'aspect que peuvent prendre les contenus web lors de la restitution (par exemple CSS peut décrire la mise en page à l'écran : formes, couleurs, tailles, positions, etc. des textes, des images, des menus...) et c'est également le nom des fichiers écrits dans ce langage. Quand on parle de la CSS, on fait plutôt référence au fichier CSS, alors que quand on parle de CSS tout court, on fait plutôt référence au langage lui-même. La version normative en cours est CSS 2.1 ; CSS 3 est en phase de finalisation.
Documents web
En terme purement techniques un site web n'existe pas. On appelle site un ensemble cohérent et structurel de documents web distincts qu'une interface graphique, un système ergonomique et un jeu de liens hypertextes internes relie entre eux. Le concept de site web est donc un concept purement commercial qui vient définir un certain type de relations établies entre un certain nombre de documents. Et donc si on ne peut pas dire qu'un site est accessible, on peut en revanche dire si chacun des documents web le constituant l'est ou ne l'est pas, pris individuellement. Chaque document (page web) se caractérise par des contenus web spécifiques.
Flash
Technologie propriétaire qui présente un vrai avantage : tout bouge dans tous les sens et on est souvent émerveillé par l'incroyable inventivité des auteurs - en terme de marketing ça doit jouer dans le rapport de séduction/adhésion du public - mais aussi de (très) nombreux inconvénients : quasi-impossibilité de référencer correctement ses contenus, grosses difficultés d'accessibilité, impossibilité d'atteindre un état de la page à un moment donné par un lien externe (bookmark), lenteur de chargement et poids des pages, impossibilité de mutualiser les contenus en gestion et mises à jour, coût de licence auteur, dépendance du client à son prestataire, inutilisabilité comme support d'apprentissage et partage de savoirs-faire, etc... mais surtout à nos yeux le plus rédhibitoire de tous : flash n'est ni interopérable ni mutable. Pour toutes ces raisons nous limitons notre usage de flash à l'insertion d'objets multimédias (sons, vidéos, diaporamas, etc.)
HTML, XHTML
HyperText Markup Language : Langage de balises hypertexte, et eXtensible HyperText Markup Language : Langage extensible de balises hypertexte. Ce sont actuellement les deux langages du web. XHTML est une extension de HTML, formée en gros d'un mix en HTML et XML, un métalangage de structuration de données. L'un comme l'autre sont constitués d'un jeu de balises quasiment identiques (à quelques nuances près...) en charge de porter de l'information. Ce portage n'est pas aspectuel (à quoi ça ressemblera à l'écran par exemple) mais structurel : HTML agit comme un outil sémantique. Il dit que tel morceau de texte est un titre, mais sans jamais en préciser ni la taille, ni la position, ni la couleur, qui est le travail de CSS. L'utilisation de HTML ou de XHTML comme porteur d'informations d'aspect est donc un abus de langage qui fait faire à ce dernier ce pourquoi il n'est pas fait. La facilité qu'offre toutefois cet abus de langage fait que de nombreux développeurs de sites préfèrent ignorer cette aberration, au risque de produire des sites web inutilisables dans tel ou tel cas de figure. Les versions normatives actuelles sont respectivement HTML 4.01 et XHTML 1.1. HTML 5 est en préparation, ainsi qu'XHTML 2.
Image mentale
Quand on ouvre un site web quel qu'il soit, on comprend dès la première page - au pire dès la seconde - comment l'offre est organisée : où se trouvent les outils de navigation et menus, où se trouvent les textes ou ressources importantes, etc. Ce qui fait qu'ensuite l'utilisation du site est très simple. On appelle ça l'image mentale du site. Fabriquée inconsciemment, elle sert de boussole tout au long de la consultation. Pour un non-voyant la question de l'image mentale est tout simplement qu'elle ne se fabrique pas... et donc qu'un site non-structuré en conséquence sera à chaque fois une épreuve supplémentaire. Aussi, pour éviter à ces utilisateurs d'avoir à parcourir auditivement l'intégralité des menu, entêtes, sous-textes, etc. qui émaillent les pages web - et ça peut être long, très long... - on met en place différents outils internes, presque tous invisibles à l'écran sauf le petit menu tout en haut de page (Accessibilité | >> Menu | etc.) qui permettra d'accéder directement à la partie de page attendue. Si vous avez été un jour dans votre vie prodigieusement agacé par le fait qu'un "grand magasin de mobilier suédois" vous oblige à parcourir l'intégralité de ses halles d'expo avant d'arriver là où vous vouliez aller, vous comprendrez mieux à quoi ça sert. Sauf qu'avec IKEA c'est une fois de temps en temps, alors que sur le web c'est à chaque page ouverte.
Interopérabilité
Capacité qu'à un site web à délivrer des contenus utilisables par tout UA (navigateurs selon marques, versions et plateformes, mais pas seulement), et donc, par conséquent, par tout utilisateur le manipulant. L'interopérabilité introduit la notion de dégradation élégante, qui signifie que l'ensemble des UA ne pouvant rendre identiquement des contenus à la restitution, ces derniers peuvent subir des dégradations qualitatives. Une démarche cohérente d'interopérabilité implique la prise en compte et le contrôle anticipatif le plus large possible de ces dégradations.
Extrait Wikipedia :
L'interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système dont les interfaces sont intégralement connues à fonctionner avec d'autres produits ou systèmes existants ou futurs. Il convient de distinguer "interopérabilité" et "compatibilité". Pour être simple, on peut dire qu'il y a compatibilité quand deux produits ou systèmes peuvent fonctionner ensemble et interopérabilité quand on sait pourquoi et comment ils peuvent fonctionner ensemble. [page Wikipedia]
Javascript
Langage informatique d'événements destiné aux documents web, qui fait par exemple que vous pouvez dérouler un menu au passage de la souris, qu'un objet peut être déplaçable sur la page, ou encore qu'une image s'agrandisse au survol. HTML et XHTML n'étant capables que de structurer sémantiquement les contenus et CSS de n'en décrire que l'aspect final, c'est donc Javascript qui s'occupe de ça et du reste... Le premier problème est que Javascript (inventé por Netscape et nommé désormais ECMAscript depuis sa fusion avec VBscript de Microsoft, inventé au temps de la guerre des navigateurs il y a dix ans) est un langage qui travaille non pas sur le serveur web - contrairement à PHP - mais sur l'UA de l'utilisateur, et donc chaque UA est libre d'interpréter les instructions Javascript à sa guise, de les ignorer ou de les modifier. Le second problème est que Javascript présentant des failles sécuritaires, de nombreux établissements le désactivent d'office (banques, cybercafés, écoles, etc.) et donc tout document web nécessitant Javascript pour être utilisable est un document instable et peu fiable. Limiter l'usage de Javascript à des événements proposés en couche externe n'obérant ni la restitution ni l'utilisabilité du site est une attitude plus que raisonnable.
Markdown
Les langages du web sont constitués de balises ("markup language"). La notion de "markdown" est apparue pour faire face à la complexité de ces langages "markup" : elle propose des méthodes simplifiées d'écriture, plus humaines et plus immédiates, qu'un mécanisme scripté convertira automatiquement. Ce langage n'étant pas fixé - puisque retraduit ultérieurement - chacun peut le développer comme il l'entend. Nous avons donc couplé un "markdown" ultra-simplifié à notre développement WTML (voir tout en bas de page) pour vous offrir un outil extrêmement simple mais extrêmement puissant de mise à jour de vos sites.
Mashup
Agrégation sur une même page web de données provenant de plusieurs sources. Popularisées par RSS ou Atom, les techniques de "mashup" présentent l'avantage-utilisateur de synthétiser des données disparates en un document unique et le désagrément d'accroître l'inaccessibilité potentielle des contenus en mélangeant des ressources codées de façons différentes, voire même parfois conflictuelles.
Metavers
Univers virtuels en 3 dimensions, dont le plus connu est Second Life. Au croisement du web 2.0 et des metavers commence à se dessiner ce qui pourrait devenir sous peu le web 3.0 ou web 3D. Déjà des passerelles existent : on peut envoyer un mail depuis SL ou y consulter des pages web, des vidéos, etc. De même qu'on peut depuis son navigateur web discuter en messagerie IM avec des avatars Inworld. Tout ceci est encore balbutiant mais avance très vite. 2008 devrait être une année charnière. Nous travaillons au développement de solutions web-SL depuis la mi-2007.
Mode Quirks
Dispositif interne à tout UA spécifiant de quelle façon tel ou tel type d'objets sera rendu en cas de litige dans l'interprétation du code HTML ou XHTML. Une erreur de langage basculera instantanément et automatiquement le navigateur en mode Quirks, suite à quoi c'est son moteur de rendu qui décidera de ce qu'il affichera ou pas, et de la façon dont il le fera ou ne le fera pas. En gros on perd donc tout contrôle. Par définition, un site valide n'offre aucune possibilité de bascule Quirks au moteur de rendu : c'est donc une garantie de stabilité et de robustesse.
Moteur de rendu
Dispositif interne à tout UA spécifiant de quelle façon tel ou tel type d'objets appartenant au contenu web sera restitué. La différence de moteurs de rendu entre par exemple Firefox, Safari ou Internet Explorer fait que les affichages d'une même page web peuvent présenter des différences notables. Ne pas tester un site web sur différents outils de restitution avant sa mise en ligne amène aux aberrations auxquelles il est parfois donné d'assister, allant jusqu'à l'absence d'affichage de parties entières de la page ou l'inconsultabilité d'un site.
Mutabilité des contenus
Capacité qu'à un contenu web paramétré dans ce sens à s'adapter à l'UA de restitution. Par exemple un téléphone portable n'ayant ni la puissance ni la rapidité ni la taille d'écran d'un ordinateur, il ne peut afficher les mêmes contenus avec les mêmes performances. A partir de là deux possibilités : soit maintenir deux sites distincts, avec les coûts de maintenance et les problèmes de conformation que cela pose, soit alors faire muter les contenus pour ne distribuer aux UA que ce qui correspond à leurs capacités. Avec la convergence des contenus, la mutabilité est selon nous l'autre grand enjeu du web de demain.
PHP
Langage de gestion de données informatiques exécuté côté serveur, et donc de ce fait 100% fiable puisque l'UA n'a pas à interpréter les données envoyées en tant que contenu web. Toutes nos solutions sont développées sur base PHP.
Réalité augmentée
Ajout d'une surcouche informationnelle à un univers immédiat... par exemple une vidéo présentant une rue de centre-ville et où chaque enseigne est dotée d'une pop-up à partir de laquelle acquérir des informations complémentaires, par exemple une galerie de portraits où chaque personne est dotée d'un ensemble d'infos activables...
Restitution
La restitution est l'opération consistant, pour un appareil technologiquement capable de le faire, à rapatrier des contenus numériques distribués par des serveurs web et à les rendre utilisables par un utilisateur, que celui-ci soit un être humain (internaute) ou une autre machine (imprimante par exemple). La restitution est donc la transformation d'un fichier binaire numérique (des 0 et des 1) en objet analogique (texte, photo, vidéo), en mise en page sur un écran graphique, en vocalisation de synthèse, en page imprimée, etc. C'est donc ce qui permet l'utilisabilité des contenus web.
Rétro-compatibilité (ou compatibilité ascendante)
Capacité qu'à un UA donné à tenir compte (et prendre en compte) l'état de contenus antérieurs. C'est l'une des fonctions du mode Quirks : un UA [t+1] doit être capable d'assurer la restitution et l'utilisabilité de contenus non-standards produits à un moment [t]. La conséquence est que plus vite l'on produira des contenus normalisés, plus vite la proportion de contenus à quirkser diminuera, et plus vite les UA 100% WC3-compliants pourront tourner à puissance maximum, n'ayant plus à implémenter des fonctionnalités Quirks de corrections grosses croqueuses d'énergie.
RGAA
Référentiel général d'accessibilité des administrations : outil d'approche méthodologique d'accessibilité des contenus web à destination des administrations (mais pas seulement...) pour préparer (entre autre...) à l'application de la loi du 11 février 2005 portant sur l'accessibilité numérique des services de l'Etat et de ses administations et collectivités territoriales. RGAA se présente comme un déploiement progressif de pratiques, tests et outils de développements adaptés au contexte administratif.
SAAS
Software as a service : Logiciel comme outil de service. Considérons que l'ordinateur tel qu'on le connaît est aujourd'hui dépassé : désormais les logiciels ne sont plus présents sur votre propre ordinateur mais disponibles en ligne. Internet devient de la sorte un véritable Virtual Desktop, un bureau virtuel où éditer des fichiers, gérer des contenus, stocker des ressources, etc.
UA
User Agent - Agent Utilisateur : outil de restitution de contenus. Tout appareil capable de se connecter à internet, de rapatrier des contenus et de les rendre disponibles pour quelqu'usage que ce soit. Un navigateur sur écran graphique (IE, Firefox, etc.), un smartphone 3G, un logiciel de synthèse vocale-lecteur d'écran, une tablette braille, etc. sont des UA. Quand on parle d'UA, ce sont donc des outils très différents dont il est question. Ce terme est beaucoup plus précis d'usage que navigateur par exemple, qui ne correspond qu'à un certain type d'outil et de restitution.
Définition W3C :
Logiciels pour accéder au contenu du Web, incluent les logiciels de consultation graphiques des postes de bureau, logiciels de consultation texte, logiciels de consultation vocaux, téléphones mobiles, lecteurs multimédia, extensions, et des technologies logicielles d'assistance utilisées en conjonction avec les navigateurs, telles que les lecteurs d'écran, les loupes d'écran et logiciels de reconnaissance vocale.
Utilisabilité
L'utilisabilité est ce qui fait qu'un contenu une fois restitué peut remplir sa fonction, à savoir servir à quelque chose parce qu'on peut l'utiliser. L'utilisabilité des contenus regroupe de nombreux domaines spécifiques, tels l'ergonomie (adaptation des outils à l'utilisateur), les chartes graphiques et éditoriales (quels univers propose-t-on à l'utilisateur pour qu'il comprenne au plus vite comment bien utiliser les ressources), etc.
UWEM
Unified Web Evaluation Methodology - Méthodologie unifiée d'évaluation du web : projet européen mené entre 2004 et 2007 par 23 organisations réunies sous le nom de WEB Cluster, et dont le but a été d'élaborer une méthodologie européenne de conformité des contenus web aux recommandations des WAI-Wcag 1, à la fois cohérente avec les normes internationales et leurs variantes locales (par exemple Accessiweb pour la France).
Validation
Un site (ou plus exactement un ensemble de documents web...) est dit valide lorsqu'il passe sans erreur les tests automatisés de syntaxe de langage. Toute erreur, même minime, fait basculer l'UA utilisé en mode Quirks. Contrairement à une idée reçue et fortement ancrée, validation et accessiblité ne sont ni dépendantes ni liées : un site peut ne pas être valide et être accessible, et inversement. En revanche, un site invalide obère l'interopérabilité puisqu'il contraint les UA à décider en lieu et place de l'auteur la façon dont les divers éléments du document vont être restitués.
W3C
World Wide Web Consortium - Organisme international en charge du développement de l'internet. Ses normes et recommandations, appliqué(e)s à toutes les étapes de la chaîne, permettent aux contenus web d'être produits, d'être stockés, d'être transportés et d'être restitués dans les meilleures conditions de sécurité, de rapidité et de fiabilité possibles. Si, tant du côté des développeurs web, des développeurs logiciels que des fabricants d'UA ces normes et recommandations étaient respectées au plus près, internet serait probablement autre chose que ce qu'il est actuellement... Ça viendra. Un jour. Probablement. Mais quand ?
WAI
Web Accessibility Initiative - Organisme dépendant du W3C, en charge des questions d'accessibilité des contenus numériques. Le WAI est notamment l'auteur des Wcag.
Wcag
Web Contents Accessibility Guidelines - Guide d'accessibilité des contenus web : série de recommandations, de méthodes, de protocoles et de systèmes de contrôles mis au point par le WAI à l'usage des producteurs de contenus web, classés en 3 niveaux (A-AA-AAA) allant du moins accessible (A) au plus accessible (AAA). La version normative en vigueur est Wcag 1 ; la version Wcag 2, toujours en draft, est en cours de finalisation.
Web 2.0
Invention conceptuelle ou évolution majeure du web ? Un peu des deux... Invention conceptuelle car rien ne vient techniquement différencier le web 2.0 de son prétendu ancêtre (hormis peut-être l'usage immodéré des technologies Ajax ?), et évolution majeure car l'apparition même du terme fait que le web se pense désormais comme un système gradué : avant web 2.0 internet n'était qu'une masse d'informations organisées en sites ; depuis web 2.0 c'est cette masse même qui se trouve qualifiée non plus au regard de ce qu'elle est mais à l'aune de l'intervention qu'on peut ou pas opérer sur elle... web 2.0 remet donc l'utilisateur au centre, mais au centre de quoi exactement ? Web 2.0 qualifie désormais un certain nombre de sites ayant un air de famille amplifié par un look graphique lui aussi très 2.0 (vert pomme, orange, dégradés et coins ronds). Plus concrètement, l'appelation regroupe une collection de technologies ou de ressources utilisées conjointement (comme Ajax mais pas seulement) qui tendent à fournir à l'utilisateur une plus grande implication que la simple consultation de contenus : il les choisit, les trie, les gère, les modifie, les agrège, les déplace, etc. Bref, il interagit avec eux. La fonction myVDN sur ce site est typiquement web 2.0...
Web 3D / 3.0
La suite du précédent ? Cette fois l'interaction se produit collectivement (et non plus par un internaute tout seul devant son écran) et dans un espace à trois dimensions (et non plus à plat). C'est la que la convergence des contenus prend tout son sens. Autant 2.0 nous a laissé dubitatifs sur la pertinence de son concept, autant celui-ci pourrait annoncer une vraie révolution, notamment par son croisement avec les metavers (Second Life, Open Sim, etc.)...
Web non-discriminant
Théorie à laquelle nous sommes très attachés et en fonction de laquelle nos développons nos projets, recherches et solutions web. L'ensemble de ce site y étant consacré, sa définition et ses applications courent de pages en pages.
WHATWG
Web Hypertext Application Technology Working Group : Groupe de travail pour une technologie d'application web. En réaction aux avancées du W3C jugées par certains fabricants d'UA trop en décalage avec les besoins du web actuel, la Fondation Mozilla, Apple et Opera Software ont décidé de développer un langage "orienté application" qui s'écarterait du HTML tel que W3C le proposait. La "crise des standards" a couvé pendant un certain temps, menaçant le fondement même du web : son interopérabilité. Finalement l'an dernier le W3C a pris la décision d'appuyer les specs de HTML 5 sur les travaux du WHATWG. On s'oriente donc vers un HTML plus "applicatif" et un peu moins "data-porteur".
WTML (alias la Pastèque ...)
Langage de structuration de contenu "made in VDN" à mi-chemin entre XML et HTML, utilisé notamment sur ce blog : voir cette page en format brut (notez l'usage des astérisques pour afficher en italique ou en bold, ou la combinaison "plus-parenthèse" pour les liens). Pour le retour ici, utilisez le bouton "page précédente" de votre navigateur.
Wysiwyg | Wymiwyg
What you see is what you get : Ce que vous voyez est ce que vous obtiendrez... Simultanément la plus grande réussite de la micro-informatique et son pire échec. Réussite parce que ce que vous voyez à l'écran, les images, les textes enrichis, les mises en page, etc. sont exactement tels que vous les imprimerez, les partagerez, les visualiserez, les conserverez... et échec parce qu'en liant organiquement "aspect visible" et "sens des contenus" le Wysiwyg a sérieusement freiné l'interopérabilité universelle des contenus en empêchant tout UA (et donc tout utilisateur par derrière) non-graphique de les restituer de façon utilisable. En réaction est né le Wymiwyg, What you mean is what you get : vous obtiendrez ce à quoi vous pensez... Derrière ce vocable il y l'idée que quand vous pensez "TITRE" vous ne pensez pas "TIMES CORPS 24 EN ROUGE" mais bien "LIGNE DE TEXTE EN ENTETE INTRODUISANT L'ARTICLE" et que c'est cette idée (plutôt qu'une police, une taille et une couleur) qu'il faut transmettre. Dans notre solution CMS nous avons donc développé en option une version "édition de documents" 100% Wymiwyg : pour vous ça ne change pas grand'chose, mais pour la façon dont la structure de vos contenus s'échaffaude pas à pas c'est tout autre chose.

