Accessibilité : parution officielle au JO
Accessibilité : le décret enfin signé
16 mai 2009
Ce blog était en sommeil depuis quelques temps pour cause de suroccupation par un tas de projets longs à mener : un robot-webmaster en intelligence artificielle (CMSbot), la sophistication du navigateur internet dans Second Life (WebCafé) et depuis peu le développement d'une applications pour iPhones (e-subTitle). Le tout en plus des sites à créer, des sites à maintenir, des appels d'offre auxquels répondre et des diverses occupations administratives.
La nouvelle du jour
Le Journal officiel annonce ce matin la signature de ce fameux décret d'application de la loi du 11 février dont j'ai déjà beaucoup parlé et qui porte sur l'obligation faite aux administrations, institutions et collectivités de rendre leurs site accessibles dans un délai de 2 ans.
Ce décret sera-t'il suivi d'effets ? On verra bien.
Le cas de l'Alsace
Une étude récente (mars 2009) menée par un cabinet d'experts à Toulouse et portant sur l'accessibilité des sites de services publics (ceux concernés par cette loi, donc) pointait l'Alsace parmi les plus mauvais élèves de la classe de toutes les régions françaises. Espérons que ce texte de loi enfin doté d'un décret d'application (on l'attendait depuis 4 ans, 3 mois et 5 jours...) va remuer un peu les choses et que dans le monde du web moderne nous n'ayons plus honte de dire qu'on est d'ici.
Alors sauvés ? Non, pas encore...
Sur la dizaine de sites locaux sortis tout récemment - certains de collectivités (communes), d'autres d'institutions (enseignement, culture...) et d'autres encore (médias NTIC) - que j'ai pu voir et se prétendant accessibles, un rapide coup d'oeil montre qu'il n'en en rien : aucun n'atteint le niveau A minimal. Même pas besoin d'un audit poussé pour se rendre compte que les critères les plus basiques n'ont pas été respectés. L'un d'eux prône même le web comme "outil de citoyenneté" sans tenir compte du fait qu'il discrimine lui-même un nombre non-négligeable de "citoyens" qui n'ont pas la chance d'avoir 10/10 à chaque oeil, à chaque oreille ou à chaque doigt.
Mais alors que se passe-t'il ? Rien. Juste des prestataires qui croient savoir ce qu'est l'accessibilité et des clients qui croient qu'on peut les croire. Donc, localement du moins, rien ne changera de sitôt.
Le décret passera sur l'Alsace comme une cigogne : arrivé au printemps il nous quittera en automne.

